Vivant!

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Vivant!

Dopo una serie d’incontri che il regista aveva fatto all’associazione AIDES, la prima associazione francese di lotta all’HIV, nasce in lui il desiderio di realizzare un film sulle persone sieropositive, oggi quasi completamente trascurate o lasciate nell’ombra, quando non guardate con commiserevole compassione. Sono occorsi cinque mesi di raccolta fondi (crowdfunding) per poter iniziare l’opera. L’idea di farli diventare paracadusti, un’avventura straordinaria e speciale, spiega il regista, era la migliore perchè il pubblico sentisse il desiderio d’identificarsi. Poi, continua Boujon, ho visto un interessante parallelismo tra il rischio Aids e il rischio paracadute. Vincent, Mateo, Romain Pascal e Eric sono i cinque uomini che aderiscono con entusiasmo all’idea. Per un’ora e venti minuti il pubblico vive la loro avventura, impara a conoscerli, sente la loro paura, i loro dubbi. Prende coscienza della loro vulnerabilità. Alla fine li sentiamo amici, ci fanno anche divertire, tra un momento di tensione e l’altro, quando l’adrenalina sale e ci lascia senza fiato. Sono guerrieri che combattono una guerra interiore e sociale nello stesso tempo. Il film riesce perfettamente nel suo obiettivo, quello di celebrare la vita, di riappropriarci del gusto della vita, sieropositivi o no. Bisogna adoperarsi per trasfigurare le paure, tonificare le sensazioni e le volontà. Il film è un’esperienza appagante ed esaltante che ci fa vedere in modo diverso sia la sieroposiitività che la vita, cose che entrambe possono essere vissute con pienezza e libertà.

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INTERVISTA AL REGISTA (di Sophie Fernandez , su Seronet.info)

Vivant ! C’est l’histoire de cinq garçons qui vont se retrouver ensemble le temps d’un saut en parachute, le temps de croiser leur parcours de vie et de nous livrer un peu de leur histoire… Leur point commun : la vie avec le VIH. Le réalisateur, Vincent Boujon, appartient à une génération marquée par le sida à travers l’histoire collective. Vivant ! est l’occasion pour lui de questionner nos instincts de vie et nos difficultés à parler de sexualité. Interview.
Comment t’est venue l’idée d’associer vie avec le VIH et saut en parachute ?

Vincent Boujon : Cette idée est concomitante avec mon arrivée dans AIDES en tant que militant. J’ai rapidement réalisé que les personnes vivant avec le VIH avaient besoin et envie de s’extirper du regard extérieur souvent emprunt de compassion bienveillante. Ça m’a donné l’idée d’un film dont elles seraient les héros ; les aventuriers d’une guerre intérieure, mais aussi sociale. Je voulais que les spectateurs puissent s’identifier, en sortant des représentations d’un quotidien déjà vu, à travers un saut en parachute ce qui représente quelque chose d’extraordinaire à faire et à vivre. Il fallait aussi que le danger soit excessivement maitrisé à travers cette prise de risque, pour être en accord avec les besoins des personnes qui vivent avec le VIH de retomber sur leurs pieds et de prendre soin d’eux. Finalement, c’est un peu au spectateur de trouver le lien entre les deux.
Comment as-tu choisi les protagonistes du documentaire ?

Lors d’un week-end de ressourcement à AIDES, j’ai rencontré un groupe de garçons, et c’est à la fin du week-end que j’ai évoqué l’idée d’un saut en parachute. Plusieurs d’entre eux avaient une grande envie de témoigner à visage découvert et l’idée d’un saut dans le vide les a séduits. Pascal, Eric et Romain ont décidé de me suivre dans cette aventure. Ensuite, il y a eu des temps d’échange avec d’autres garçons. Il était important d’enrichir le débat et de nourrir l’aventure d’autres témoignages même si ces personnes ne souhaitaient pas sauter en parachute, d’ailleurs des réminiscences de ces moments de partage sont venues enrichir le documentaire. J’ai ensuite proposé à Vincent, président de mon territoire d’action à AIDES, de participer à l’aventure, puis à Matteo que j’ai rencontré au hasard de la vie. Ils ont tous deux rejoint le projet, ce qui a permis dès le départ de ne pas trop structuré les choses, ni de figer le groupe.
Etait-ce une volonté de n’avoir que des hommes ou bien le fruit du hasard ?

J’ai eu la volonté délibérée, dès le début, de choisir des hommes gays parce je savais que je ne pouvais pas être exhaustif. Ça m’intéressait de raconter la vie avec le VIH sous cet angle restreint parce que je suis un homme, que je suis PD et que je sais m’adresser à ce public. J’ai voulu filmer cette parole d’hommes gays inédite sur les difficultés amoureuses parce que le film ne se circonscrit pas à la séropositivité. J’avais envie de tester le rapport au groupe qui existe depuis le début de l’histoire du sida : des jeunes hommes qui ont du s’emparer de leur destin, de leur santé communautaire et s’entraider à travers une sexualité et pathologie communes qui les ont fédérer. Et puis l’aérodrome est aussi un univers presque exclusivement masculin.
Quelles ont été les réactions de l’instructeur ? A-t-il émis des réserves particulières avant le tournage ?

Aucune réserve, aucun a priori de la part de l’instructeur ni de l’équipe technique. Les seuls a priori étaient finalement les miens par rapport aux côtés machiste et militaire, je craignais des difficultés à faire exister le sujet de l’homosexualité alliée à la séropositivité. Alors quelle surprise, nous avons eu face à un accueil incroyable ! Tout le monde a immédiatement adhéré au projet. Richard, l’instructeur, est aussi professeur de musique, ce qui peut expliquer son ouverture d’esprit ; chaque personne croisée sur l’aérodrome a montré le même enthousiasme. Toutes les rencontres ont été plaisantes et bienveillantes par rapport au tournage sans que le statut sérologique ou la préférence sexuelle ne soient évoqués. Le parti pris du film est le témoignage et l’aventure devait se situer des deux côtés.
Avais-tu un scénario parfaitement défini au départ où l’as-tu adapté au gré du tournage, des récits, des réactions des protagonistes ?

Le scénario était calé au millimètre : trois mois d’écriture en solitaire, puis trois mois encore à parfaire. J’ai rencontré les protagonistes après un mois et demi d’écriture, les personnages que j’avais imaginés étaient maintenant réels, ce qui m’a permis d’ancrer davantage les choses dans la réalité. Dans un documentaire, on filme la vie, une réalité, et si, pendant le tournage, elle ne se déroule pas exactement comme on l’a imaginé, c’est grâce au travail d’écriture que l’on peut faire face. Je ne vais pas ici tout révéler du film, mais il y a des choses que je n’avais pas soupçonnées et si je n’avais pas questionné de nombreuses éventualités en amont, je pense qu’on n’aurait pas pu les saisir aussi justement. Mais je ne suis pas certain que ce soit à moi d’en faire le constat…
Sais-tu ce qui a motivé Eric, Romain, Vincent, Matteo et Pascal à participer à cette aventure ?

Je pense que la première motivation était de témoigner à visage découvert, de faire de la Disance. Vincent, par exemple, était persuadé qu’il ne sauterait pas, ce qui l’importait en premier lieu était de témoigner. Pendant le travail d’écriture, je m’étais aussi questionné sur la manière de filmer cinq sauts à l’identique et, au final, la différence m’a aidé.
Et que disent-ils aujourd’hui du film, de la vision qu’il donne d’eux ?

Tous n’ont pas encore vu le film. Je l’ai vu avec Pascal et Matteo qui l’ont beaucoup aimé. Ils adhèrent complètement à la parole qui est donnée d’eux. Ils se sont reconnus, ils sont comme ça dans la vie, ils s’aiment ainsi et nous aussi ! Ils ont été agréablement surpris par la qualité de l’image, que ce soit un véritable film de cinéma. Romain l’a vu de son côté et m’a envoyé un mot : “C’est un super documentaire qui change de ce qu’on peut voir sur le sujet. Pas de pathos, beaucoup de positif dans ce qui est dit avec une réalité retransmise par la scénarisation du saut en parachute sur tout le film. Il en ressort un très beau doc, mais pas que documentaire d’ailleurs…”
Combien de temps a duré le tournage ?

Le tournage a duré six jours, début juin 2013, ce qui est excessivement court et plus particulièrement encore pour un documentaire. C’est presque un record du monde pour un long métrage ! Le fait de filmer dans un lieu unique s’apparentait davantage à un tournage de fiction. Les journées étaient très intensives et très longues avec l’instruction qui débutait vers huit heures, puis on alternait temps de paroles et détente. Nous avons bivouaqué sur place ; j’avais envie d’une expérience de groupe, de vie ensemble du matin au soir. La météo des premiers jours a failli remettre le bivouac en cause tellement il faisait froid, heureusement que ça s’est arrangé par la suite. Il y a eu comme une éclaircie lumineuse sur le tournage.
En quelques mots, peux-tu décrire l’ambiance pendant le tournage ? Les moments forts, de troubles, les bonnes surprises…

Nous avons beaucoup ri et on s’est amusé. Le tournage a marqué tout le monde, les protagonistes, les salariés de l’aérodrome et l’équipe technique du film. On a vécu tous ensemble le témoignage de choses appartenant à l’intime, très touchantes ; c’était très intense. Sept minutes à l’écran sont le fruit de plusieurs heures de conversation.
Quelle a été ta plus grande difficulté pendant le montage ?

Le montage a eu lieu dans la foulée, début juillet. Je n’ai eu absolument aucune difficulté. D’ailleurs quand les choses viennent aussi facilement, c’est presque étrange. Souvent on n’arrive pas à trouver le fil qui va tout lier, alors que là, ce qui s’imposait à l’écran était ce vers quoi il fallait aller. Très vite, l’ours (premier montage un peu pataud) a été monté pour une durée de 2 heures 50 ; on a su à ce moment là qu’on tenait un long métrage, que nous avions la matière suffisante. Tout le reste du travail a été de réduire la durée pour gagner en intensité et en rythme. La monteuse avec qui je travaille est très drôle et nos séances de travail ont été des moments de régalade. Nous travaillions chez la productrice du film qui régulièrement montait voir ce qui se passait tellement on rigolait… et puis aussi pour partager nos rires.
Vivant ! A été projeté pendant les Etats généraux du film documentaire de Lussas en août 2014, tu y étais… Quelles ont été les réactions de la salle ?

A Lussas, c’est la première fois qu’on confrontait le film à un public non averti. Les réactions ont été dithyrambiques. Les gens présents ont pris beaucoup de plaisir, ils ont également appris des choses sur le VIH, la charge virale indétectable, etc. Le documentaire a modifié leur regard sur les personnes qui vivent avec le VIH. En faisant des protagonistes, les héros d’un saut en parachute, ça permet finalement à tout à chacun de s’identifier. J’ai hâte de rencontrer plus de public en présence de Vincent, Romain, Pascal, Matteo et Eric et d’échanger et débattre après la projection. Que chacun puisse entendre le public et se confronter.
Quel était ton objectif de départ en réalisant ce documentaire ?

Mon objectif était de parler autrement de la séropositivité et d’exposer ce que j’avais envie qu’on en sache. Quand on parle de sida ou de VIH, on parle beaucoup de prévention et on oublie souvent les personnes séropositives. Je voulais leur donner une visibilité positive.
As-tu déjà sauté en parachute ?

Je n’imaginais pas proposer cette aventure sans avoir sauté moi-même. J’ai expérimenté le saut, très tôt dans ma période d’écriture. La première fois où j’ai rencontré le groupe de garçons, je leur ai raconté mon expérience comme une des pires de ma vie. Et étonnamment ça a produit chez eux, l’envie de se confronter à la peur, un peu comme le vertige qu’ils ont eu quand on leur a annoncé leur séropositivité. Personnellement, j’ai compris des choses quand j’étais dans l’avion, juste avant de sauter, des choses que je n’arrive pas à verbaliser aujourd’hui. Une histoire de regard, je voyais de la peur dans les regards, la peur qui permet de se lancer dans le vide. C’est cette mise en danger qu’on a envie de vivre, c’est elle qui rend Vivant !

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